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Tome premier.
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« On raconte que plusieurs femmes enceintes se« de'livrèrent de leur fruit avant terme ; d’autres fu-« rent saisies de convulsions; d’autres tombèrent« dans une me'lancolie qui les accompagna jusqu’au«tombeau. Quelques-unes, ajoute-t-on, perdant« tout soin d’elles-mêmes, comme si la volonté leura eût manque de survivre à leur prince bien-aimê,« quand elles en auraient eu le pouvoir, tombèrent

« mortes à l’instant. ...... .

« En un mot l’accord fut unanime à de'tester ces« parricides hypocrites, qui avaient déguisé si long-« temps leurs trahisons sous des prétextes sancti-« fiés, et qui, par ce dernier acte d’une atroce« iniquité, jetaient une tache ineffaçable sur la na-« tion (i). »

La mémoire de Charles I er est tellement sacréeparmi les Anglais, que le jour de sa mort est célé-bré par un deuil général : tous les tribunaux, tous

(i) Histoire de la maison de Stuart sur le trône d’Angleterre;Londres (Paris), 1760, in- 4 . 0 , tome a.

Il serait à désirer que tout F ouvrage de David Hume fûtgénéralement écrit avec la même impartialité et dans lesmêmes sentimens que l’histoire de Charles I er : il n’eûtpoint mérité la censure des hommes justes et amis de lavérité. Mais on sait combien l’auteur anglais révolte parses principes et par sa philosophie irréligieuse.