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et jolies bergères parées de guirlandes de fleurs etvêtues dans leur costume national ; puis encore d’au-tres bergères avec leurs bergers ; des jardiniers, desjardinières ; un grand nombre de personnages my-thologiques, et une foule immense de cultivateursqui faisaient retentir l’air de leurs cris d’allégresse,en ce jour où l’on rendait à l’agriculture de magni-fiques, honneurs.
Le cortège de Palès et celui de Cérès rappelaientpar leur éclat les fêtes solennelles de l’ancienneGrèce : on y voyait des prêtresses avec leurs au-tels, des thuriféraires, des canéphores portant descorbeilles de fleurs ou clés offrandes destinées ausacrifice ; ensuite les deux déesses assises chacunesur un trône brillant de dorure, et surmonté d’unriche dais. Toutes les nymphes étaient vêtues derobes blanches et de tuniques en soie rouge oubleue, garnies de franges d’or ou d’argent, et dustyle antique le plus pur. La déesse des bergersavait pour escorte des faucheurs et des faneusesqui, dans leurs danses rustiques, se groupaient quel-quefois de la manière la plus piquante; un charétait couvert de tous les ustensiles d’un ehâletdes Alpes ; des vachers faisaient traire leurs vacheset imitaient la fabrication du fromage, en chantant