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Tome premier.
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avec harmonie et en chœur quelques couplets dufameux R.anz-des-Vaches. On sait l’effet e’iectri-que qu’a souvent produit sur le soldat suisse, unterre e'trangère, cet air pastoral et harmonieux dontles accens plaintifs et sauvages lui rappelaient sa pa-trie, ses montagnes, sa famille et son troupeau :l’impression en e'tait même si vive sur un grandnombre de militaires, que prenant aussitôt ce qu’onnomme le mal du pays, et fondant en larmes, ilsabandonnaient leurs drapeaux pour retourner dansleur patrie, ne craignant point de s’exposer à lapeine de mort comme de'serteurs; on de'fendit, parprudence, de jouer cet air dans les re'gimens, et ilne fut pas même permis de le siffler (i).

Ce'xès e'tait suivie d’une troupe de moissonneurset de moissonneuses , qui formaient des balletschampêtres en s’aidant de leurs cerceaux de fleurset d’e'pis de ble'. Venait ensuite la division du prin-temps, composée de jeunes gens qui portaient lesdivers emblèmes de l’Agriculture, au milieu des-quels flottait le grand drapeau de la Socie'te', dont

(i) Le Ranz-des-Vaches, auquel s’adaptent des paro-les en patois, n’offre cependant pas un sens bien mer-veilleux, ainsi qu’on en pourra juger par le couplet suivantque m’a remis une personne de Vevey, et qui a été répété