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Tome premier.
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DE LA PRODUCTION DES RICHESSES. /|0()

cessité de solliciter des lois pour que leurs billetseussent un cours forcé ; ce qui déplace entièrementleur fondement. Aussi la première de ces banques acroulé, et la seconde.

L’établissement de plusieurs banques qui émettentdes billets de confiance vaut mieux que l’établisse-ment d’une seule ; alors chaque établissement de cegenre cherche à mériter la faveur du public, en luioffrant de meilleures conditions et des gages plussolides.

Les banques émettent leurs billets, soit en prenantdes lettres-de-change à l’escompte , c’est-à-dire endonnant leurs billets à vue et circulant comme de l’ar-gent , en payement d’effets à terme , et sous la déduc-tion de l’intérêt : c’est ce que font la banque actuellede France et toutes celles d’Angleterre; soit en prê-tant à intérêt à des personnes solvables : c’est ce quefont les banques écossaises. Les négocians accréditésen tirent les sommes nécessaires à leur circulationcourante ; de façon que chaque négociant peut enga-ger la totalité de ses capitaux dans se.s entreprises, eÇn’en point conserver pour subvenir au mouvementordinaire de ses marchandises. Il faut que le négociantde Londres et de Paris s’arrange pour tenir constam-ment , soit à la banque, soit dans sa caisse , des som-mes suffisantes pour faire face à ses payeinens ; le né-gociant d’Edimbourg est déchargé de ce soin : il em-ployé tous ses fonds, assuré qu’il est que la banque