84 LIVRE II, CHAPITRE 7 .
gration d’un certain nombre de consommateurs, sontde ce genre. Alors on doit tâcher de fournir aux brasdésemployés une nouvelle occupation durable, favo-riser de nouvelles branches d’industrie, former desentreprises lointaines, fonder des colonies, etc.
Si la chute de la main-d’œuvre est de nature à nepas durer, comme celle qui peut être le résultat d’unebonne ou d’une mauvaise récolte, alors on doit seborner à accorder des secours aux malheureux quisouffrent de cette oscillation.
Un gouvernement on des particuliers bienfesansavec légerete, auraient le regret de ne point voirleurs bienfaits repondre a leurs vues. Au lieu de prou-ver cela par le raisonnement, j’essayerai de le fairesentir par un exemple.
Je suppose que dans un pays de vignobles les ton-neaux se trouvent si abondans, qu’il soit impossiblede les employer tous. Une guerre, ou bien une loicontraire à la production des vins, ont déterminéplusieurs propriétaires de vignobles à changer la cul-ture de leurs terres ; telle est la cause durable de lasurabondance du travail de tonnellerie mis en circu-lation. On ne tient pas compte de cette cause; onvient au secours des ouvriers tonneliers, soit en ache-tant sans besoin des tonneaux, soit en leur distri-buant des secours à peu près équivalens aux profitsqu ils avaient coutume de faire. Mais des achats sansbesoins, des secours, ne peuvent pas se perpétuer;