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Tome second.
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DE LA DISTRIBUTION DES RICHESSES.

et au moment où ils viennent à cesser, les- ouvriersse trouvent exactement dans la même position fâ-cheuse dont on a voulu les tirer. On aura fait de»sacrifices, des dépenses sans aucun avantage, si cen’est d’avoir un. peu différé le désespoir de ces pau-vres gens.

Par une supposition contraire, la cause de la sura-bondance des tonneaux est passagère ; c’est, par exem-ple , une mauvaise récolte. Si au lieu de procurée dessecours passagers aux feseurs de tonneaux, on favo-l’ise leur etablissement en d’autres cantons, ou leuremploi dans quelque autre branche d’industrie, il arri-vera que l’année suivante abondante en vins, il yaura disette de tonneaux ; leur prix sera exorbitant,il sera réglé par la cupidité et l’agiotage ; et commela cupidité et l’agiotage ne peuvent pas produire destonneaux quand les moyens de production de cettedenrée sont détruits, une partie des vins pourra de-meurer perdue faute de vases. Ce n’est que par unenouvelle commotion et à la suite de nouveaux tiraille-mens, que leur fabrication se remontera au niveaudes besoins.

On voit qu’il faut changer de remède suivant lacause du mal, et par conséquent connaître cette causeavant de choisir le remède.

J’ai dit que ce qu’il fallait pour vivre, était la me-sure du salaire des ouvrages les plus communs, lesplus grossiers ; mais cette mesure est très-variable :