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Tome second.
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DE LA DISTRIBUTION DES RICHESSES. 101évalué a plus de 5 pour cent ; ce qui excède ce tauxreprésente la prime d’assurance accordée au prêteur.

Ainsi la baisse de l’assurance qui forme souvent laplus forte partie de l’intérêt, dépend de la sûretédont jouit le prêteur; cette sûreté à son tour dépendprincipalement de trois circonstances, savoir, i°. dela sûrete de 1 emploi, 2 °. des facultés , du caractèrepersonnel de 1 emprunteur, et 3°. de la bonne adminis-tration du pays où il réside.

Nous venons de voir que l’emploi hasardé de l’ar-gent emprunte , dans le moyen âge, entrait pourbeaucoup dans la forte prime d’assurance payée auprêteur. Il en est de même, quoique à un moindredegré, pour tous les emplois hasardés. Les Athéniensdistinguaient jadis l’intérêt maritime de l’intérêt ter-restre; le premier allait à 3o pour cent, plus ou moins,par voyage, soit au Pont-Euxin, soit dans un des portsde la Méditerranée (i). On pouvait bien faire deuxde ces voyages par an , ce qui fesait revenir l’intérêtannuel à 6o pour cent environ ; tandis que l’intérêtterrestre ordinaire était de 12 pour cent. Si l’on sup-pose que dans les 1 1 pour cent de l’intérêt terrestre,il y en avait la moitié pour couvrir le risque du prê-teur, on trouvera que le seul usage annuel de l’ar-gent à Athènes valait 6 pour cent, estimation que jecrois encore au-dessus de la vérité ; mais en la suppo-

(i) Voyage d’Anach. Tome IV, page 071.