PE LA. niSTRlBUTION PES RICHESSES. IO7elle peut aussi indiquer que les emplois deviennentplus abondans. C’est ce qu’observa Smith, après lag-uerre heureuse que les Anglais terminèrent par lapaix de 1763 (1). Le taux de l’intérêt haussa : lesacquisitions importantes que l’Angleterre venait defaire, ouvraient une nouvelle carrière au commerceet invitaient a de nouvelles spéculations ; les capitauxne furent pas plus rares, mais la demande des capi-taux devint plus forte, et la hausse des intérêts quis’ensuivit, et qui est ordinairement un signe d’appau-vrissement, fut, dans ce cas-ci, occasionnée par l’ou-verture dune nouvelle source de richesses.
La J rance a vu, en 1812, une cause contraire pro-duire des effets opposés : une guerre longue, destruc-tive, et qui fermait presque toute communication ex-térieure ; des contributions énormes, des privilègesdésastreux, des opérations de commerce faites parle gouvernement lui-même, des tarifs de douanesarbitrairement changés, des confiscations, des des-tructions , des vexations, et en général un systèmed’administration avide , hostile envers les citoyeus ,avaient rendu toutes les spéculations industrielles pé- xnibles, liazardeuses, ruineuses; quoique la masse descapitaux allât probablement en déclinant, les emploisutiles qu’on en pouvait faire, étaient devenus si rareset si dangereux, que jamais l’intérêt ne tomba
(1) Rich, des Nat. Liv. I, chap. 9.
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