IoB LIVRE II, CHAPITRE 8.
France aussi bas qu’à cette époque, et ce qui est or-dinairement le signe d’une grande prospérité devintalors l’effet d’une rrrande détresse.
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Ces exceptions confirment la loi générale et per-manente , qui veut que plus les capitaux disponiblessont abondans en proportion de l’étendue des emplois,et plus on voit baisser l’intérêt des capitaux prêtés ;quant à la quantité des capitaux disponibles, elle tientaux épargnes précédemment faites. Je renvoie pourcela à ce que j’ai dit (Liv. I, chap. il) sur la forma-tion des capitaux (i).
Quand on veut que tous les capitaux, qui deman-dent des emprunteurs, et que toutes les industries quiréclament des capitaux, trouvent de part et d’autrede quoi se satisfaire, on laisse la plus grande libertéde contracter dans tout ce qui tient au prêt à inté-
(1) On a remarqué que les profits des capitaux, et parconséquent l’intérêt, sont un peu moins élevés dans les villesque dans les campagnes ( Smith, Rich. des Nat. Liv. I , ch. g.).La raison en est simple : les capitaux sont communémententre les mains des gens riches qui résident dans les villes,ou qui du moins s’y rendent pour leurs attires , et y appor-tent la denrée dont ils sont marchands , c’est-à-dire , des ca-pitaux , et n’aiment pas à les voir employés trop loin de leursyeux. Les villes , et surtout les villes principales, sont lesgrands marchés pour les capitaux, peut-être plus que pourl’industrie elle-même ; aussi l’industrie s’y paye-t-elle pluscher que les capitaux. Dans les campagnes où il y a peu decapitaux qui ne soient engagés , c’est le contraire.