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Tome second.
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1>K LÀ DISTRIBUTION DES RICHESSES. 1 I 5

quart de son ancienne valeur , il a fallu pour prêter lemême capital, donner quatre fois plus d’argent,maisl’intérêt est resté le même. La quantité d’argent vien-drait à décupler dans le monde, que les capitaux dis-ponibles pourraient n’être pas plus abondans ( 1 ).

C’est donc bien à tort qu’on se sert du mot intérêtde l’argent , et c’est probablement à cette expressionfautive qu’on doit d’avoir regardé l’abondance ou lararete de l’argent comme pouvant influer sur le tauxde 1 intérêt (2). Law, Montesquieu, et le judicieuxLocke lui-même, dans un écrit dont le but était dechercher les moyens de faire baisser l’intérêt de l’ar-gent, s’y sont trompés. Faut-il être surpris que d’autress y soient trompés après eux ? La théorie de l’intérêtest restée enveloppée d’un brouillard impénétrable

(1) Ceci n’est point contradictoire avec ce qui a été ditailleurs , que les métaux précieux fesaient partie du capitalde la société. Ils en font partie , mais ils ne font pas partiedu capital disponible ou prétable de la société. Iis ne cherchentpas leur emploi : il est tout trouvé ; c’est celui de faire cir-culer les valeurs d’une main dans l’autre. Si leur quantité$ accroît au-delà de ce besoin , ils vont daps d’autres lieuxoù leur prix se soutient mieux; si leur abondance les faitbaisser de prix partout , la somme de leur valeur n’aug-mente pas : on en donne davantage en échange de la mimevaleur.

(a) Si l’intérêt était d’autant plus bas que l’argent est plusabondant, il serait plus bas en Portugal, au Brésil , auxAntilles, qu’en Allemagne , en Suisse , etc. : ce qui n’est pas.