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Tome second.
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Tl6 LIVRE II, CHAPITRE 8.

jusqu’à Hume et Smith (i) qui l’ont percé. Il ne serajamais complètement dissipé que pour ceux qui seformeront une idée juste de ce qui est appelé capitaldans tout le cours de cet ouvrage; qui concevront quelorsqu’on emprunte, ce n’est pas telle ou telle denréeou marchandise qu'on emprunte, mais une valeur,portion de la valeur du capital prêtable de la société ;et que le tant pour cent qu’on paye pour l’usage decette portion de capital dépend du rapport entre laquantité de capitaux qu’on offre de prêter et la quan-tité qu’on demande à emprunter, en chaque lieu.

§. 2 .

Du profit des capitaux.

Nous venons d’observer la nature et les fondemensde l’intérêt payé par l’emprunteur au prêteur d’uncapital. Mais si l’on veut examiner les causes des pro-fits qu’on fait sur un capital qu’on emploie, soit qu’onl’ait emprunté, ou bien qu’on en soit le propriétaire ,on peut les déduire ainsi de ce qui a été dit :

Des causes générales dont nous avons déjà appréciél’influence, déterminent la demande plus ou moinsvive qui est faite, soit des produits en général ( 2 ),soit de certains genres de produits (3). Cette demande

(0 Voyez les Essais de llume, 2 e Partie , Essai 4 j et Smith,fiicà. des Nat. Liv. II, chap. f\.

( 2 ) Liv. I, cliap. j 5.

(3) Liv. II, chap. 6 .