I I S LIVRE II, CHAPITRE 8.
au danger que l’on court de les perdre, et 'a l’incon-vénient de les voir engagés deux ans, plus ou moins,dans une opération, avant d’en pouvoir réaliser lesretours, alors une certaine quantité de capitaux seretire par degrés de cet emploi ; la concurrence ydevenant moins grande, les profits le deviennent da-vantage, jusqu’à ce qu’ils montent au point d’y appe-ler de nouveaux capitaux (i).
Cela explique pourquoi l’emploi d’un capital dansun pays lointain donne de plus gros profits que celuiqu’on fait dans son voisinage. Le risque et le tempsou les fonds sont engagés écartent un grand nombrede concurrens.
Cela explique aussi pourquoi les profits sont plusforts dans une industrie neuve que dans une industriecommune et courante, où la production et la consom-mation sont connues depuis nombre d’années. Lesconcurrens, dans le premier cas, sont écartés par l’in-certitude du succès, et dans le second, ils sont attiréspar la sûreté de l’emploi.
( i ) Ceci est indépendant des motifs qui appellent leshommes industrieux vers telle ou telle profession, ou quiles en écartent, et dont nous nous sommes occupés au cha-pitre précédent. Quelquefois ces motifs agissent dans le mêmesens, et alors les profits de l’industrie et ceux des capitauxsont tout à la fois plus forts ; ou bien ces motifs agissenten sens opposé , et alors les profits de l’industrie se compen-sent avec ceux du capital, ou ces derniers avec ceux de 1 in-
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