XJ.6 LIVRE II, CHAPITRE y.
sert de base à la demande qu’ori fait du service terri-torial nécessaire pour faire des vins (Yj ; et l’étenduedes terres propres à cette culture, forme la quantitéofferte de ce service foncier.
Il est à remarquer que le plus petit profit donnépar un fonds de terre, suffit pour qu’il puisse êtremis en culture, ne rapportât-il que vingt sous pararpent et même moins ; on en trouve des exemples.Il diffère en cela des capitaux et de l’industrie. Unhomme industrieux, s’il se trouve posé en un lieuoù son industrie ne lui rapporte pas ce qu’il est endroit d’en attendre, s’en va dans un autre. Un capitalqui ne rencontre pas dans une entreprise les avantagesqu’il trouverait ailleurs, cherche un autre emploi. Unfonds de terre n’a pas les mêmes facilités : il faut qu’ilreste où il se trouve placé. En conséquence les pro-duits auxquels il a concouru lui rendent un profitproportionné à la part qu’il a eue à la production,moins les frais qu’il a fallu faire pour porter ces pro-duits au marché, au lieu de l’échange. Quand cettedéduction ne laisse rien pour le profit dù terrain, leterrain n’a aucun profit : le propriétaire ne réussiraitpas à l’affermer ; et si lui-même il le fesait valoir, ilne gagnerait que les profits de son capital et de sonindustrie, mais nullement ceux de sa terre. On voit
(i)EUe sert aussi de base à la demande qu’on fait des capi-taux et des travaux industriels pour le même obj et -