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Tome second.
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DE LA. DISTRIBUTION DES RICHESSES. la7

en Ecosse de mauvais terrains ainsi cultivés par leurspropriétaires, et qui ne pourraient l’être par aucunautre. C’est ainsi encore que nous voyons dans lesprovinces reculées des États-Unis, des terres Vastes.et fertiles dont le revenu tout seul ne suffirait paspour nourrir leur propriétaire ; elles sont cultivéesneanmoins, mais il faut que le propriétaire les cultivelui-meme, c’est-à-dire , qu’il ajoute au profit de sonfonds, qui est peu de chose ou rien, les profits deses capitaux et de son industrie qui le font vivre dansl’aisance.

Od connaît que la terre, quoique cultivée, nedonne aucun profit, lorsqu’aucun fermier ne veuten payer de fermage : c’est une preuve quelle nepermet de retirer que les profits du capital et de l’in-dustrie nécessaires à sa culture.

Dans le cas dont je viens de parler, e’est l’éloigne-ment des débouchés qui produit cet effet : les frais dutransport ravissent les profits qu’on pourrait retirerdu service de la terre. Dans d’autres cas, ce sont lesfléaux célestes, ou bien les guerres, les impôts quiabsorbent en partie ou en totalité ce profit ; alors lesterres demeurent incultes (1).

M Ce principe des circonstances défavorables qui toutes

portent de préférence sur les profits du fonds de terre ,explique les fréquentes remises qu’on est obligé de faire auxfermiers et montre que madame de Sévigné a pu (Lettre 234)