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renvoyé dans 1 etranger pour y acheter des denréesplus substantielles ( i).
Les échangés et le commerce approprient, commeon voit, les produits à la nature des besoins géné-raux , et ces produits servent à l’entretien des famillesen proportion des produits de leur propre créationqu elles peuvent donner en échange, ou, en termesvulgaires, à proportion de leurs revenus. Ainsi enrésultat définitif les familles, et la nation qui se com-pose de toutes les familles , ne subsistent que de leursproduits, et l’etendue des produits borne nécessaire-ment le nombre de ceux qm peuvent subsister.
Chez les animaux qui sont incapables de mettre
(1) Quoique tous les produits soient nécessaires à l’exis-tence sociale de l’homme, le besoin de nourriture étant leplus impérieux de tous , le plus constant et celui qui se re-nouvelle le plus promptement, on n’en doit pas moins mettreau premier rang des moyens d’existence les denrées alimen-taires. Mais les denrées alimentaires ne sont pas toutes lesproduits du sol ; on se les procure par le commerce aussibien que par l’agriculture, et il y a plusieurs contrées quinourrissent bien plus d’habitans que n’en peuvent alimenterles produits de leurs terres. L’importation même de telle den-rée qui n’est pas alimentaire, équivaut à une importationd’alimens. Envoyer du vin et des eaux-de-vie dans le Nord,c’est presque y envoyer du pain , car le vin et l’eau-de-vie yremplacent en partie la bière et les eaux-de-vie de grain, etpermettent par conséquent de réserver pour la nourriture,les grains qui auraient servi à faire une boisson.