I>E LA CONSOMSr ATI ON DES RICHESSES. 189ordinairement est elle-même un produit. Si l’on par-vient à rendre matière première une chose sans valeur,il n’y a rien dans ce cas à déduire pour le montantd’une avance qui n’a pas eu lieu. C’est une conquêtefaite sur la nature au profit de l’homme, et sans rienprendre a personne, de même que l’emploi qu’on faitde certaines forces naturelles qui ne coûtent que lapeine de les employer, et qui rendent un service addi-tionnel au service de l’industrie qui les emploie,comme je l’ai démontré dans l’exemple d’un moulinà vent (r).
C’est ainsi que l’art du verrier fait son profit detoute cette partie de sa matière première , qui est dusable, puisqu’elle ne coûte rien. C’est ainsi qu’on aconquis toute la valeur des vils chiffons dont on faitle papier, lorsque par une admirable industrie, on asu en tirer ces feuilles légères , confidentes des secretsdu génie, dépositaires des procédés des arts, des plusdouces affections du cœur, des engagemens et descomptes sur lesquels reposent nos fortunes ; produitprécieux , qui revêtu des plus agréables couleurs ,embellit nos demeures, ou bien conserve et fait circu-ler par la gravure toutes les conceptions des arts dudessin.
Dans la consommation qu’on fait du service descapitaux €t des terres, on peut épargner comme dans
(i)Liv. I, chap. 4-