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Tome second.
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UE LA. CONSOMMATION DES RICHESSES. I97trouve des choses commodes plutôt que splendides,beaucoup de linge et peu de dentelles ; des alimensabondans et sains, en place de ragoûts recherches ;de bons habits et point de broderies. Chez une tellenation, les etablissemens publics auront peu de fasteet beaucoup d utilité ; les indigens n’y verront pas deshôpitaux somptueux, mais ils y trouveront des secoursassures ; les routes ne seront pas deux fois trop larges,mais les auberges seront bien tenues ; les villes n’of-friront peut-être pas de si beaux palais, mais on ymarchera en sûreté sur des trottoirs.

Le luxe d ostentation ne procure qu’une satisfactioncreuse ; le luxe de commodité, si je peux m’exprimerainsi, procure une satisfaction réelle. Ce dernier estmoins cher et par conséquent il consomme moins.L’autre ne connaît point de bornes ; il s’accroît chezun particulier sans autre motif, sinon qu’il s accroîtchez un autre ; il peut aller ainsi progressivement al’infini. « L’orgueil, a dit Franklin , est un mendiant» qui crie aussi haut que le besoin, mais qui est infi-» niment plus insatiable ».

Satisfaction pour satisfaction, la société considéréeen masse trouve mieux son compte à celle qui pour-voit à des besoins réels, qu’à celle qui contente desbesoins factices. Que les besoins d’un riche fassentproduire et consommer des parfums exquis, et queles besoins d’un pauvre fassent produire un habit