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toujours utile de mettre des raisons à la place desdéclamations.
On a defini le luxe : Yusage du superflu (i). J’avoueque je ne sais pas distinguer le superflu du neces-saire. Ils se lient et se fondent l’un dans l’autre pardes nuances imperceptibles. Les goûts, l’éducation,les tempéramens, les santés établissent des différencesinfinies entre tous les degrés d’utilité et de besoins;et il est impossible de se servir dans un sens absolu,de deux mots qui ne peuvent jamais avoir qu’unevaleur relative.
Le necessaire et le superflu varient même selon lesdifférens états ou se trouve la société. Ainsi, quoiqueà la rigueur un h online put vivre en n’ayant que desracines pour se nourrir, une peau pour se vêtir etune butte pour s’abriter, néanmoins dans l’état actuelde nos sociétés on ne peut pas, dans nos climats ,considérer comme des superfluités du pain et de laviande, un habit d’étoffe de laine et le logement dansunei maison. Par la même raison le nécessaire et lesuperflu varient selon la fortune des particuliers; cequi est nécessaire dans une ville et dans une certaineprofession, serait du superflu à la campagne et dansune autre position. On ne peut donc pas marquer le
(i) Steuart, Économie politique. Le même auteur dit, dansntl autre endroit, que les superjluités sont les choses <jui itçSOlU pdS absolument nécessaires pour vivre.