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Tome second.
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VE LA COTÎSOM3IATIOTÎ DES RICHESSES. 221

Les gens qui ne sont pas habitués à voir les réalitésau travers des apparences;, sont quelquefois séduitspar l’attirail et le fracas d’un luxe brillant. Ils croientà la prospérité dès l’instant où ils voient l’ostenta-tion. Qu ils ne s’y trompent pas : un pays qui dé-cline offre toujours pendant quelque temps l’imagede l’opulence; ainsi fait la maison d’un dissipateur quise ruine. Mais cet éclat factice n’est pas durable ; etcomme il tarit les sources de la reproduction, il estinfailliblement suivi d’un état de gêne, de marasmepolitique, dont on ne se guérit que par degrés et pardes moyens contraires à ceux qui ont amené le dépé-rissement.

Il est fâcheux que les mœurs , que les habitudes

elles pourraient suffire à l’aisance de tout ce qui les environne.De tels gouffres seraient toujours funestes, puisqu’ils absor-bent des valeurs et n’en donnent point en retour ; néanmoinsdans le lieu même de la résidence , tout le monde pourraitêtre assez bien pourvu. Mais on sait que c’est là moins quepartout ailleurs, que les richesses se distribuent avec équité.Un prince, ou bien un favori, ou une maîtresse , ou ungrand déprédateur, en retirent la principale part ; les fainéanssubalternes n’en reçoivent que ce que la générosité ou le ca-price des grands daigne leur abandonner.

S’il y a eu des seigneurs qui ont entretenu l’abondance enrésidant sur leurs terres, c’est en y fesant des dépenses pro-ductives plutôt que des dépenses fastueuses ; alors ils étaientde véritables entrepreneurs de cultures, et accumulaient descapitaux en améliorations.