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Tome second.
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2^4 LIVRE III, CHAPITRE 5.

raudes qui valait quarante millions de sesterces ; cequ’elle pouvait prouver, disait-elle, par ses registres.Elle le devait aux rapines de ses ancêtres : c’était,ajoute 1 auteur romain, pour que sa petite-fille parûtdans un festin chargée de pierreries, que Lollius con-sentit a répandre la désolation dans plusieurs provin-ces , à être diffamé dans tout l’Orient, à perdre1 amitié du fils d’Auguste, et finalement à mourir parle poison.

Telle est l’industrie qu'inspire le goût du faste.

Que si 1 on prétendait que le système qui encourageles prodigalités, ne favorisant que celles des riches,tend à produire un bien en diminuant l'inégalité desfortunes, il me serait facile de prouver que la profu-sion des gens riches entraîne celle des classes mitoyen-nes et des classes pauvres; et ce sont elles qui ontplus promptement atteint les bornes de leur revenu ;de telle sorte que la profusion générale augmenteplutôt qu’elle ne réduit l’inégalité des fortunes. Deplus, la prodigalité des riches est toujours précédéeou suivie de celle des gouvernemens , et celle desgouvernemens ne se puise que dans les impôts, tou-jours plus pesans pour les petits revenus que pour lesgros (i).

(ï) J’ai entendu faire en faveur du luxe ce raisonnement,car quels raisonnemens ne fait-on pas? Le luxe en consom-mant des superfluités 9 ne détruit que des choses de peu d uti-lité réelle ? et /'ait par conséquent peu de tort h la société .