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Tome second.
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DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 2a5

Après avoir fait l’apologie du Ipxe, on s’est quel-quefois avisé de faire aussi celle de la misère : on a ditque si les indigens n’étaient pas poursuivis par le be-soin , ils ne voudraient pas travailler ; ce qui priveraitles riches et la société en général de l’industrie dupauvre.

Cette maxime est heureusement aussi fausse dansson principe qu’elle est barbare dans ses conséquen-ces. Si le dénuement était un motif pour être labo-rieux, le sauvage serait le plus laborieux des hommes,car il en est le plus dénué. On sait néanmoins quelleest son indolence, et qu’on a fait mourir de chagrintous les sauvages quon a voulu occuper. Dans notreEurope, les ouvriers les plus paresseux sont ceuxqui se rapprochent le plus des habitudes du sauvage;la quantité d’ouvrage exécuté par un manœuvre gros-sier d’un canton misérable, n’est pas comparable à laquantité d’ouvrage exécuté par un ouvrier aise deParis ou de Londres. Les besoins se multiplient a me-sure qu’ils sont satisfaits. L’homme qui est vêtu d une

Voici la réponse à ce paradoxe : La valeur de la chose con-sommée par luxe , a dû être réduite par la concurrence desproducteurs au niveau de ses frais de production, où sontcompris les profits des producteurs. Ce sont ces frais de pro-duction que l’on consomme ; ce sont des loyers de terres , decapitaux, une industrie, une main-d’œuvre, des valeursréelles, en un mot, qui auraient pu être consacrés à des pro-duits d’une utilité réelle.

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II.