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Tome second.
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UE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 22gCe n est point la somme d’argent cjui est détruite :celle-ci a passe d’une main dans une autre, soit gra-tuitement , comme lorsqu’elle a passé du contribuableau percepteur - soit par voie d’échange, lorsqu’elle apasse de 1 administrateur au fournisseur auquel on aacheté les vivres ou le drap ; mais au travers de tousces mouvemens la valeur de l’argent s’est conservée ;et apres a\oir passe dans une troisième main, dansune quatrième, dans une dixième, elle existe encoresans aucune alteration sensible : c’est la valeur du drapet des vi\ res qui n’existe plus ; et ce résultat est pré-cisément le meme que si le contribuable, avec le mêmeargent, eût acheté des vivres et du drap, et les eûtconsommés lui-même. Il n’y a d’autre différence , sice n’est qu’il aurait joui de cette consommation, tan-dis que c’est l’état qui en a joui.

Il est facile d’appliquer le même raisonnement àtous les genres de consommations publiques. Quandl’argent du contribuable sert à acquitter le traitementd’un homme en place, ce fonctionnaire vend sontemps, son talent et ses peines, qui sont consomméspour le service du public; et il consomme à son toura la place du contribuable, la valeur qu’il a reçue en.échange de ses services, comme aurait pu le faire uncommis, un salarié quelconque, employé pour l'in-térêt privé du contribuable.

On a cru, dans presque tous les temps, que lesvaleurs payées par la société pour les services publics,