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Tome second.
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DE LA CONSOMMATION T>ES RICHESSES.

De quelque manière qu’on présente cette opera-tion , quelque compliquée quelle soit bien souventclans 1 exécution, elle se réduira toujours par l’analysea ce qui vient detre dit. Toujours un produit con-sommé est une valeur perdue, quel que soit le con-sommateur : elle est perdue sans compensation parcelui qui ne reçoit en retour ni valeur, ni compensa-tion ; mais ici il faut regarder comme une compensa-tion 1 avantage que le contribuable retire du servicede 1 homme public, ou de la consommation qui se faitpour l’utilité générale.

Si les dépenses publiques affectent la somme desrichesses précisément de la même manière que lesdépenses privées, les mêmes principes d’économiedoivent présider aux unes et aux autres. Il n’y a pasplus deux sortes d’économie, qu’il n’y a deux sortesde probité, deux sortes de morale. Si un gouverne-

mage, dise : Te ne 'vends point de produits pour payer mescontributions ; je reçois mon revenu en argent ; on peut luirépondre que l’entrepreneur qui a fait valoir son capital ousa terre , les a vendus pour lui. L’effet est le même que si lespersonnes qui font valoir le capital ou la terre en avaientpayé le loyer en nature, c’est-à-dire, en leurs produits, etque le capitaliste ou le propriétaire eût contribué soit en re-mettant au gouvernement une partie de ces produits ennature, soit en les vendant pour lui fen remettre la valeur.Voyez, Liv. Il, chap. 5 , comment les revenus se distribuentdans la société.