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de la bourgeoisie, et donna lieu à un seconddécret non moins remarquable que celui de1423. Otant le droit de nomination aupetit conseil, pour le transférer au grand, ou,pour mieux dire, portant le nombre des élec-teurs, de trente-six, à cent, il ordonna quechaque année la veille de la St. Jean, jourde la confirmation des membres du conseil,on auroit soin de nommer à toutes les pla-ces vacantes. Il est à observer toutefois quece décret fut mal exécuté dès la premièreannée, et, que sur trente-six places vacan-tes, on n’en nomma que la moitié. Ce n’est,à proprement parler, qu’à dater de l'an 1565,que ce dernier décret a été mis dans unepleine vigueur, qu’il conserve encore de nosjours à quelques petites altérations près.
Si donc, d’un côté, l’opinion de ceux quivoudroient prétendre que le gouvernementde Lucerne est foncièrement mixte, est dansle cas d’être fortement appuyée par le décretde 1422, on peut dire, de l’autre, que saforme actuelle, est incontestablement, parl’inobservation de ce même décret, et plusencore par le fait, non seulement aristocra-tique, mais même tendante à l’oligarchie,comme sont tous les gouvernemens de ce
genre.