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IIde partie.
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sénat n’ose prendre sur lui de les décider enseul. Comme, d’après tous les renseigne-mens que j’ai pu prendre à ce sujet, lesloix ne disent pas clairement quelles sontles espèces d’affaires dont il est nécessaireque le grand conseil connoisse, il résultede - là que le sénat a toutes les facilités dumonde pour accroître chaque jour son auto-rité , en ne convoquant le grand conseil quequand il lui plaît, et en ne lui faisant partque de ce qu’il veut bien lui communiquer.Il faut cependant convenir que, dans les cir-constances actuelles, ce conseil s’assemblebien plus fréquemment qu’il ne faisoit au-trefois, et que le sénat évite, autant qu’il lepeut, de prendre sur lui la responsabilité desaffaires politiques, devenues aujourd’hui bienautrement délicates.

Tous les anciens registres s’accordent àdésigner l’année 1346, pour l’époque de lapremière assemblée du sénat, autrementappelé le petit conseil, vu le petit nombrede ses membres en comparaison de ceux dugrand conseil, ou encore le conseil journa-lier, parce qu’autrefois il étoit tenu de s’as-sembler tous les jours. Il suit de-là quele grand conseil est moins ancien que le

petit