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IIde partie.
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l’insçu du grand conseil, et sous la seuleinspection de deux sénateurs, en dérogéantainsi aux usages prescrits dans pareil caspar la loi, et dont je viens de vous parler.

Ayant eu l’occasion un jour de parler decette atroce particularité avec un membredu petit conseil, celui-ci, cherchant à lajustifier, m’a assuré que le cas étoit de na-ture à exiger le plus grand secret, et quela question n’étoit plus d’usage qu’enversles criminels d’état — „ou qui nous parais-sent tels,“ devoit-il dire, pour parler vrai.Vous êtes sans doute dans le plus grandétonnement d’apprendre qu’il y ait un coinde terre, dans un pays comme celui-ci, ausein de la nation libre par excellence, en unmot parmi les Suisses, où un usage aussimonstrueux soit pratiqué, à la fin d’ün siècle,qui semble avoir appris à en rougir à la plusatroce barbarie. Frémissez, mon cher ami;Lucerne n’est pas le seul des cantons oùl’infâme torture se soit conservée; et, si cequ’on m’assure est vrai, elle est encoreusitée dans plusieurs autres. Plaise auciel, qu’inspirant à tous l’horreur quellemérite, elle soit enfin abolie, et que son nomsoit même oublié par un peuple, si esti-mable,