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de défauts de forme. On doit, je pense, at-tribuer, en grande partie, cette étrange nou-veauté à la longue tutelle, où le sénat a tenule conseil des cent; à l’occasion favorable,que les circonstances actuelles offrent à celui-ci de sécouer le joug; aux talens de quel-ques uns des membres du grand conseil, etenfin aux dispositions de quelques sénateurspeu favorables à leur corps. Mais comme ilest rare que le premier usage, que l’on faitde son pouvoir , soit toujours sage et mesuré,je ne voudrois pas répondre que le plaisird’humiiier un corps, sous la férule duquel ona long-temps gémi, n’ait quelquefois pluscontribué à faire gagner quelques uns de cesappels que le bon droit et la justice. Il mesemble même que certaines cassations assezrécentes de quelques jugemens du sénat au-torisent à penser ainsi. Si l’esprit, qui ani-me aujourd’hui le conseil des cent, con-tinue à être le même, l’autorité du sénat,qui n’est encore que contre-balancée, céderanécessairement bientôt en tout point à celledu grand conseil, le retour, inévitable selonmoi, de tous les régimens Suisses au servicede la France, étant à la veille de rendre àcelui-ci la totalité de ses membres.
Je
n. p. d. i. r.
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