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simple rapport suffit pour leur faire prendrêun air de réserve mystérieuse et même dedéfiance; et conséquemment, aussi peu fer-mes dans leur amitié que dans leur haine, onles voit passer rapidement de l’un à l’autre deces extrêmes. Ils aiment généralement lesétrangers qui sont assurés d’en recevoir lemeilleur accueil, jusqu’à ce que de vrais oude faux rapports viennent les indisposer con-tre eux. Peu d’hommes naissent avec plusd’esorit naturel; et s’il saimoient un peu plusl’étude, je ne doute pas que les sciences nefussent bientôt florissantes, dans ce canton.Malheureusement l’éducation s’y borne àapprendre aux enfans un peu de mau-vais latin, que la plûpart oublient bientôt.Combien ne seroit-il pas plus raisonnablede leur enseigner à bien parler le bon Alle-mand, (*) qui pourroit leur être tout autrementutile à tous égards? Les écoles, beaucoupplus fréquentées que celles de l’universitéde Bâle, sont sous la direction d’ex-Jésuites.
On
(*) On ne parle qu’un manvais jargon à Lucerne epmni®dar.» tout le reste de la Suisse. La langue Français®est assez familière aux gens comme il faut, qtti p oia:la plupart l’ont apprise ait «ervice étranger.