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De l’Orthographe.
Le mot très est toujours suivi du tiret, qui le joint à l’ad-jectif ou à l’adverbe : très- agréable, très-amusant , très-in-dïscrètement ; (mais on écrit"; bien amusant, fort riche.)
Qu’y a-t-il à dire quant a ('orthographe des pronomq?
II n’y a guère de règles à donner à cet égard, si ce n’estqu’il ne laut jamais ajouter un s au pronom personnel leur, p. ex.je le leur dirai. II est encore à remarquer que les pronomspossessifs notre et votre, lorsqu ils sont précédés de l’articlele, la, les, prennent un accent circonflexe, le nôtre, la vôtre,aux nôtres, aux vôtres; que le pronom démonstratif cela s’écritsans l’accent grave ; et que plusieurs ne së change pas plus enplusieures , que leurs en leures , par ex. plusieurs personnes.
Quant à 1 orthographe des verbes, remarquez surtout queJa consonne qui précède re dans les iníinitifs des verbes de la
F uatrième conjugaison se conserve au singulier du présent deindicatif et h l’impératif ; par ex. suspendre, je suspends, tususpends, il suspend. Rompre, je romps, tu romps, il rompt.Vaincre, je vaincs, lu vaincs, il vainc. Moudre, je mouds,tu m ouds, il moud.
ÀKp- f! faut en excepter les verbes en aiiulre , eindre , oindre,“qui perdent leur d au présent: Craindre , je crains, tu crains,il craint. Peindre, je peins, tu peins, il peint. Joindre, jejoins, tu joins, il joint. Les suivans font la même exception,et ils rejettent outre le r la consonne qui précède : croître,naître , absoudre, dissoudre, résoudre, suivre, vivre. Da restetous ces verbes de la quatrième conjugaison s’écrivent par uns dans la première personne du présent de l’indicatif. Ceux dela seconde et de la troisième se terminent pareillement en s ,excepté un petit nombre dirre'guliers, comme cueillir, saillir,tressaillir, (pouvoir), vouloir, valoir. La seconde personnedu singulier se termine constamment par un s; tu es, tu as,tu manges, tu parles, tu écoutes etc. II en est de même lors-que le pronom tu est sous-enteiìdu: ó notre Dieu, qui nousdonnes notre pain; toi, qui nous aimes.
La seconde personne du singulier à Yimpératif fait uneexception dans les verbes de la première conjugaison; elle neprend point de s; aime, mène etc. On mettrait cependant uns,"Si le verbe était suivi des pronoms en et y: donnes-en da-vantage; amènes-en plusieurs; portes-y tout. On écrit demême: vas-y, à moins que le pronom y ne soit suivi d un in-finitif, comme dans cette phrase-ci : va y mettre ordre.
II n’y a guère de règle à donner quant à la troisième per-sonne du singulier. Les verbes de la première conjugaison lafont toujours comme la première personne , c'est-à-dire, en emuet. Les autres ont le plus souvent un t. Dans les verbes dela quatrième conjugaison la lettre Anale de la troisième per-sonne est quelquefois celle qui précède re à l’influitif.
La première du pluriel se termine toujours en ons, et latroisième toujours en nt. La seconde Unit en ez, Aorsqu’il y aun e seriné, et non en és, comme plusieurs personnes récri-vent; si l’e est muet, alors on met un s pour lettre Anale : vousfaites , vous dites.
Qu’y a-t-il à remarquer sur la troisième personne (Sing.)du présent et de (imparfait du subjonctif?
La troisième personne du présent du subjonctif s’écrit et seprononce toujours comme la première : que je tienne, qu’iltienne ; que je vienne , qu’il vienne ; que je paraisse, qu’il pa-raisse. La troisième personne de Yimparfait prend toujours unt à la An , avec un circonflexe sur la voyelle qui précède : il fau-drait qu’il travaillât, qu’il économisât, qu’il finît, qu'il prévînt.