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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Zweiter T h e i l.

CHAPITRE XXV.

De T Orthographe.

O» ne donnera pas ici un traité d’orthographe fort étendu: celaserait inutile ; car il n’y a, pour ainsi dire, point de règle quine souffre de nombreuses exceptions. C’est l’usage qui fait presquetout. Nous nous bornerons donc à expliquer quelques-uns despoints les plus essentiels.

Qu’y a-t-il à remarquer sur la ponctuation?

La ponctuation est tellement fondée dans les relations qui setrouvent entre les différentes propositions, quelle est presquela máme dans toutes les langues. Si l’on compare celle qui esten vogue en Allemagne avec celle qui est généralement repueen France , on ne trouve que des différences légères que voici:

1) Le point (.) ne se met pas après les nombres qui suiventles noms des princes, par exemple: Henri IVrégna depuis 1589jusqu’en 1610. Charles VI mourut en 1740.

(On omet de même le point dans la date d’année, comme onvoít dans le premier des exemples que nous venons de citer.)

2) Les Français font un usage moins fréquent de la virgule(,) que nous autres Allemands.

a) ils en font rarement précéder les pronoms relatifs. Quandje dis: „ celui qui aime la vertu est heureux ,* il est clair quec’est précisément comme si je disais: „ thomme vertueux estheureux. 11 ' Puísqu’il n’y a ici nulle sorte de séparation, lesFrançais n’admettent pas la moindre marque de distinction, telleque serait la virgule. C’est le meine cas dans la phrase suivante:»on aime les hommes qui se distinguent par la modestie? 1Puisqu’il est évident que „ les hommes qui se distinguent parla modestie “ ne sont que ce qu’on peut appeler plus simple-ment les hommes modestes , les Français ne souffrent pas lamoindre marque qui semblerait séparer des mots si étroitementliés. Ainsi toutes les fois que le pronom relatif est suivi d unephrase qui forme une détermination essentielle, un attributnécessaire , une restriction indispensable de ce qui précède,on ne fait pas usage de la virgule. On ne s’en.sert que quandla phrase qui commence par un pronom relatif contient une re-marque accessoire, qui pourrait être supprimée , sans que lesautres mots fussent destitués de sens, et qui se rapporte seu-lement h quelque circonstance qu’on peut considérer à part, oumême à un fait postérieur à celui dont on vient de faire mention.

b) II en est de même de plusieurs conjonctions, surtout dela conjonction que. La phrase qui commence par cette conjonc-tion est dans la plus grande dépendance de la phrase qui précède ,de manière que ni l une ni l’autre n’offrent une idée qui suffise enelle-mêmg; et c’est justement cette liaison intime que les Françaistâchent de faire observer au lecteur. Quand on drt par exemple:„je veux qu'on ni obéisse . “ c’est comme si l’on disait: „jeveux être obéi.“ Comme les mots „ je veux 11 ne contiennent