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De l’Orthographe.
eule, de même qu’on accordera, dans ua traité de Musique lamajuscule à ce nom toutes les fois qu’-.l paraîtra. — Gírault i)u-vivier, dans sa Grammaire des Grammaires, traite de mêmechaque partie de la science qui forme le sujet de son livre,c’est-à-dire que dans le chapitré qui traite du substantif il écritcontinuellement: Substantif , tandis que ce même mot dans lereste du livre n’a qu’une lettre minuscule. Ainsi chaque partiedu discours jouit du privilège d’avoir la majuscule dans le cha-pitre qui lui est voué.
8) Tous les noms personnifiés s’écrivent avec une lettremajuscule, p. e.
La Vertu répliqua au Vice: Retire-toi de devant moi! —Cependant la Discorde , au milieu des mutins,
S’applaudit du succès de ses affreux desseins. (Voltaire.)II vient, le Fanatisme est son horrible nom. (Le même.)D’un air insinuant l’adroite Politique
Se glisse au vaste sein de la Sorbonne antique. (Le même.)
9) Pour prévenir des équivoques et pour faciliter au lecteurl’inteíligence de ce qu’il lit, la plupart des auteurs aiment à em-ployer les lettres majuscules pour désigner dans les mots quiont plusieurs significations celle qu’on peut regarder comme spé-ciale, ou comme capable de reinulacer un nom propre, oucomme la plus considérable de toutes? Par conséquent ils écrivent :
L’Eglise romaine , l’Kglise; — les Pères de l’Eglise ; — leCiel (Dieu) l’a enrichi de ses dons; — les Fidèles;— les Gentils(les Païens); — les Immortels;— i’Eternel; — le Très-IIaul; —FEtre des êtres, 1 Etre suprême; — le Roi des rois; — le Seigneur(Dieu);— Notre Seigneur (Jésus-Christ) ; le Sauveur; le Verbe(la seconde personne de la Sainte Trinité); — la Vierge, !asainte Vierge ; — le Samt Siège;— l’Eci'iture (l’Ecritui e-sainte) ;l’Antiquité ; — la Bourse d’Amsterdam; — la Justice (les ma-gistrats qui rendent la justice); — les Blancs et les Noirs; —jes Quarante (les quarante membres de l’Académie française) v—étiquette du Palais; — un huissier de la Chambre; — toutEmpire (toute l'Autríche) ; — la Noblesse (le corps des Nobles) ;
— les Grands; — l’Apôtre fait une belle peinture de la charité; —la Robe (la profession de gens de judicature); — les Facultés; —l’Académie fait paraître une nouvelle édition de son dictionnaire
— les Echelles du Levant.
Rem. On forme quelquefois une règle à part pour les corps,les tribunaux, les compagnies; mais il me semble que cen’est qu’une partie de la règle générale que nous venonsde traiter.
10) On représente enlin par ries letires majuscules les ìiiotssuivans qu’on a coutume d’abréger : .T. C. (Jésus-Christ); —N. S. (Notre Seigneur)» — S. S. (Sa Sainteté); — S. M (SaMajesté); — S. M. I. (Sa Majesté Impériale); — S M. T. C.(Sa Majesté Très-Chrétienne) ;— S.A.R. (Son Altesse Royale) ;
— S. A. I Son Abesse Impériale); — S. Ex. (Son Excellence);
— S. Em. (Son Eminence); — Mgr. (Monseigneur); — Mr.(Monsieur); — Mine. (Madame); — Mile. (Mademoiselle); —Md. (Marchand) ; Mde. (Marchande) ; — Négt. (Négociant.)
Les mots suivans sont dix nombre de ceux qu’on voit le pinssouvent mal orthographiés par les Allemands:
Ecrivez : et non pas : Ecrivez : et non pas :
fromage fromme.qe des chevau- chevaux-légers
galoper salopper légers
fidèle ridelle gendarmes gens d’armes