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Des Synonymes.
tue. Epais se dit cl’un corps solide considéré par rapport à saprofondeur. Un mur épais de huit pieds, Une planche épaisse.On dit aussi: un brouillard épais , une encre épaisse. (Densect compacte réemploient dans la physique de. ce qui a toutes lesparties bien serrees. L’or est plus dense que l’argent. Ce mé-tal est bien compacte.
Partie, part, portion. La partie est ce qu'o n détache dutont. La part est ce qui en doit revenir à qn., et elle a rapportau droit de propriété. La portion est ce qu’une personne enreçoit effectivement. Ces héritières ne peuvent pas avoir plusde la troisième partie des biens pour leur part, qui se parta-gera entre elles par égales portions.
Langue, tangage. Ce dernier mol a une signification plus éten-due que le, premier : car on donne le nom de langage à tout ce quifait connaître les pensées. On dit: le langage des yeux ; un lan-gage par signes; les oiseaux ont une sorlc'de langage; le gesteest un langage muet. La langue consiste dans la totalité des inols,des phrases, des tours dont une nation se sert. — 11 est vrai qu’ondit le langage des INègres , le langage des Hotlentols, mais il estclair qu’on emploie tout au plus le mot de tangage dans ce sens,quand d est question d’un peuple qui ne Semble pas encore s’êtreformé une langue nationale, et qui se contente de manifester sespensées de quelque manière que ce soit.
Fécond , fertile. Le mol fécond renferme l’idée de la causeou de la faculté de produire, d'engendrer, de créer, et le motferti\e celle de reflet, du résultat, des fruits, des productions.Les semelles, les œufs, les grains, les pépins sont féconds ; la.nature elle-mcnie est féconde. Une année csY fertile. La mois-son a été fertile. — Le soleil féconde la terre. L’industrie hu-maine fertilise jusqn’aux rochers.
Nommer, appeler. Nommer se rapporte absolument au nom ;appeler a un sens plus étendu: o n appelle les personnes de di-verses manières. Vous nommez Tibère et vous Vappelez monstre.Plusieurs anciens peuples, en nommant un tel, Rappelaient filsd’un tek Si vous voulez,, je vous nommerai mon auteur. Ce fortfut nommé le Fort-I.ouis. On appelle de vrais amis ceux quine s’abandonnenl point dans l’adversité. — Quand on emploieces deux verbes comme des verbes réciproques, on ne fait pasgrande attention à la différence dont nous venons de parler.
Oeuvre, ouvrage. Oeuvre se dit de ce qui dépend de la vo-lonté, ce que le cœur engage à faire; ouvrage de ce qui dépendde l’art, de l’esprit, de la" science. Des œuvres de charité. Unebonne œuvre. Chacun sera jugé selon ses œuvres. Les bonsouvriers font de bons ouvrages. Voilà un bel oiMjragc.de me-nuiserie. Comme œuvre se rapporte à Faction dune puissance,d une volonté, ouvrage au travail de l’induslrie, à cc que pro-duisent le soin et Fart, on pourra dire r La création est Vœuvre dela Toule-pouissance : le monde sorti des mains du Créateur estson ouvrage; et: If œuvre de la création est Veuvrage de sixjours. — Quand on parle d’un auteur, on emploie ordinairementle mot A'œuvres pour indiquer le recueil de tous ses ouvrages.
Menu, mince, délié. Menu est opposé à la grosseur et a lagrandeur en tous sens, il marque ce qui a peu de circonférence.Le mince n’attaque que Fépaisseur, en admettant les autres dimen-sions. Le délié ri’est opposé qu’à la grosseur, supposant toujoursune sorte de longueur, et il se dit dune chose qui est bien iine.Une jambe menue. Une corde menue. Un bâton menu. II a les -bras et les doigts nrenus. Une lame mince. Une tranche de painbien mince. Une étoile mince. Un (il délié. Toile déliée. On ditfigurément : C’est une femme fine et déliée; elle a l’esprit délié.