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Praktische französische Grammatik : Oder: vollständiger Unterricht in der französischen Sprache / von Caspar Hirzel
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Anecdotes.

On ne les écoute point. Enlìn las de prier, le petit princes’avance íièrenient vers le roi, met ses deux poings sur ses côtéset dit d’un air menaçant: „Je demande k votre Majesté si elleveut me rendre mon volant, oui ou non ? Le roi sé mit k rire,en tirant le volant de sa poche, X“t le lui rendit en disant: „Tues un brave garçon, ils ne te reprendront pas la Silésie.“

10. Un jour que la duchesse de Brunswic était k Potsdam,le roi lit présent au comte de Schwérin, son grand-écuyer, dunetabatière en or, dans le couvercle de laquelle était peint un âne.Le comte n’eut pas plutôt quitté le roi, qu il envoya son valet dechambre k Berlin , lit ôter l’âne et mettre le portrait du roi k laplace. Le lendemain k dîner le comte affecta de mettre sa boîtesur la table. Le roi, qui voulait amuser la duchesse aux dépensdu grand écuyer, parle de la boîte qu’il a donnée k ce dernier.On la lui passe, elle l’ouvre, et s’écrie; „Parfait, lout-k-fait res-semblant! En vérité, mon frère, voilà un des meilleurs portraitsque j’aie vu de vous. “ Le roi était embarrassé , il trouvait laplaisanterie un peu forte. La duchesse passa la boîte k son voi-sin , qui fait les mêmes exclamations. La boîte fait ainsi le tourde la table , et chacun se récrie sur la ressemblance. Le roi nesavait que penser de celte scène. Lorsqu’enlìn la boîte lui par-vint, il reconnut le tour et ne put s’empêcher de rire.

11. Après la guerre de sept ans, le roi passant quelques joursk Elèves, se lit donner l’état de la province, et fut surpris d’ytrouver une somme considérable que la caisse des forêts payaittous les ans au couvent des Cordeliers. „Pourquoi cette sommek ces moines !'“ dit le roi au président. Sire, répond ce dernier,c’est un legs des derniers ducs pour faire dire des messes pourle repos de leurs âmes. — Est-ce que cette contribution neUnira point? Où est le couvent? je veux parler au gardien. —Sire, irest lk-bas derrière le parc. — Tirai a trois heures; qq’onle fasse dire aux moines.

A rheurc dite le roi se rendit au couvent. Les moines vinrentle recevoir à la porte en procession, et dès qu’ils le virent, ilsentonnèrent le cantique de St. Ambroise. Le gardien s’approchadu roi, qui lui dit: Etes vous le supérieur du couvent ?—Oui,Sire. — vous autres, vous recevez tous les ans une grande sommede la caisse des forêts; pourquoi cela? — Sire, c’est un legsdes derniers ducs, et nous sommes obligés pour cela de dire lesmesses des morts alìn de tirer leurs âmes du purgatoire. — Mespauvres cousins ! ils restent long-temps dans le purgatoire. Nepourriez-vous pas ni“ dire s’ils en sortiront bientôt? — Je nesaurais le dire précisément, Sire , mais dès qu’ils seront sortis,je ne manquerai pas d’envoyer un exprès k Potsdam pour endonner avis k votre Majesté. Le roi se mit k rire , et dit auprésident qui était k côté de lui: il n’y a rien k faire avec cethomme-lk , sûrement il a étudié chez les Jésuites.

12. Après la bataille de Torgau , le roi ayant mis pied k terreprès du régiment de ses gardes trouva les officiers et les soldatspêle-mêle autour d’un grand feu, en attendant que le retour dujour eût dissipé la nuit. Frédéric s approche pour se chaufferavec eux, répond k tous, loue leur valeur, et les remercie desnouveaux lauriers qu’ils viennent de lui acquérir. Un soldat luidemande où il s’était tenu pendant faction, et pourquoi il n’avaitpas été k la tête de ses gardes , comme k l’ordinaire. Frédériclui rend compte avec bonté des raisons qui l’avaient obligé de setenir k falle gauche de l’armée. Tout en parlant, se trouvantincommodé de la chaleur du feu, il déboutonne son surtout : uneballe quj avait percé son surtout et son habit, tombe k ses pieds.Un, soldat la ramasse , et s’écrie avec transport en la montrant