maréchal Macdonald avait laissé son corps d'ar-mée à Montereau , pour venir en toute hâte re-joindre Napoléon à Fontainebleau, Quand il ar-riva , l'empereur avait déjà manifesté aux géné-raux qui commandaient des divisions dans lecorps d’armée réuni à Fontainebleau, le desseinde marcher sur Paris. Effrayés d’une telle dé-termination, ces généraux qui, la plupart, avaientdans la capitale leurs femmes, leurs enfans, desamis, se rendirent auprès du maréchal, pour leprier de venir avec eux trouver l’empereur.• Messieurs, leur dit le maréchal, dans la situa-tion où est l’empereur, une telle démarche pour-rait lui déplaire; nous devons le ménager. Mais,Messieurs, laissez-moi faire; je vais au château.»
I,e maréchal Macdonald se rendit effectivementau palais de Fontainebleau, et je prie le lecteurde ne point perdre de vue que ce que je raconte,c’est du maréchal lui-même que je l’ai entenduraconter. A peine entré chez l’empereur, celai,ci vint au devant du maréchal, et lui dit: »Ebbien! comment cela va t il ? — Bien mal, Sire.— Comment!... bien mal!,.. Que pense doncvotre armée? — Mon armée, Sire, est entière-ment découragée. Les évènemens de Paris Pontconsternée. — Pensez-vous qu’elle s’unirait àmoi, pour faire un mouvement sur Paris ? —