Napoléon, fidèle à son serment, déclare qu’ilest prêt à descendre du trône, à quitter la Franceet même la vie pour le bien de la patrie insépa-rable des droits de son fils, de ceux de la ré-gence de l'impératrice, du maintien des lois del'empire.
«Fait en notre palais de Fonta'nebleau , le 4avrït 1814.
» NâPOLÊoa. »
Après avoir écrit cet acte, l’empereur le pré-senta aux maréchaux en leur disant : » Tenez,messieurs, eh bien! êtes-vous contens?»
11 est à remarquer que , dans cet acte, l’em-pereur ne fit aucune mention du décret du sénatni de l’adhésion du corps législatif; c’aurait étéreconnaître un droit quelconque à un simulacrede représentation nationale, et telle n'était pasla volonté de Napoléon meme en descendantdu trône; il voulait qu’il fût bien constaté qu’ilne faisait qu’obéir à la force et non pas à undroit national; enfin il voulait que son abdica-tion même fût empreinte de ce despotisme quiétait inséparable de lui. Quels legs, d’ailleurs,il nous laissait en abdiquant: les lois de l’empi-re!... Quel codicile pour la France dans cetteespèce de testament politique!