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Dixième volume.
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indirectes. J'ai dit éju’après le dix-huit brumaireon ne trouva pas dans la caisse du gouverne-ment de quoi payer les frais d’un courrier quele premier consul voulut expédier en Italie. Iln'en fut pas de même lors de la première desdeux morts politiques que subit l’empereur , etc’est ici le lieu de parler, avec quelques détails,de ce que j’ai su du trésor impérial.

Napoléon, ainsi que je crois l’avoir indiqué,avait accumulé plus de trois cents millions quel’on gardait dans les caves de l’aile septentriona-le des Tuileries. Il y avait plus de quarantemillions en or. Une grande partie de cette som-me énorme fut dépensée dans la campagne deFrance; on fut tout surpris au mois de janvier1814 de voir tout à coup circuler un grand nom-bre de p'cces de cinq francs, toutes neuves eu-core et portant cependant le millésime de 1806-L’empereur avait prêté sur son trésor impérialsoixante millions à la caisse d'amortissement etquarante millions aux droits réunis; outre celail avait acheté une lorte partie de rentes et d'ac-tions de la banque de France. Le trente un demars on ne put sauver du trésor des Tuileriesque vingt-huit millions en or dont- d x initiionsmême furent repris. Au milieu de la confusionqu'entraînèrent les circonstances, on reprit aussi