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Dixième volume.
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ce qui était prêté, de sorte que l’administrationaprès avoir dû au trésor impérial se crut créan-cière, et il y eut quittance.

On peut juger, d’après ce que je viens de di-re du trésor de îiapoléon , qu’une majeurepartie du numéraire de l’Europe continenta-le était venu par des routes forcées s’accumu-ler en France, enrichir des agioteurs militaires,et combler les caisses des Tuileries. Cet or se-mé ensuite dans les plaines de la Castille et dansles steppes du Volga, disparut en partie , et laFrance en dernière analyse, ne gagna à cette ac-cumulation de capitaux oisifs que cinq centsmillions de dettes à payer à la chute de l’empe-reur. Cela, j’en conviens, ne suffirait pas pourcondamner le système financier de l'empire, par-ce que les derniers malheurs donnèrent à toutune position forcée, mais j’avoue que je n’ai ja-mais grossi le nombre de ceux qui ont tantvanté l'excellence de ce système. D’abord, ja-mais les impôts n’ont suflii aux dépenses ordi-naires et extraordinaires, et dans ce cas n’élait cepas une dérision que ce trésor immobile qui segrossissait pendant que l'on était obligé d’aug-menter. les impôts pour subvenir aux besoinsdes dfférentes branches des services publics.Quel fruit la nation pouvait-elle en effet tirer