Band 
Dixième volume.
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168
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Les commissaires autrichien ét russe furentaccueillis arec indifférence, mais sans une humeurtrop marquée. Il n’en fut pas de même du com-missaire prussien. Napoléon était resté environcinq minutes avec les deux premiers ; quant audernier, il lui dit fort sèchement: » Est ce qu'ily a des Prussiens dans mon escorte? — Non,Sire, — Eh bien, pourquoi prenez-TOUs donc lapeine de m’accompagner? — Sire, ce n'est palune peine, mais un honneur. — Ce sont desmots que tout cela. Vous n’avez que faire ici.— Sire, il m’est impossible de me démettre del’honorable mission dont m’a chargé le roi monmaître. » A ces mots Napoléon tourna le dos aubaron de Truchsess.

Les commissaires pensaient que Napoléon neferait pas de difficultés pour partir sans délai,mais il n’en fut pas ainsi. Ayant demandé à voirl’itinéraire qu’il devait suivre, il voulut le fairechanger, et prendre, pour se rendre à Lyon, laroute du Bourbonnais au lieu de celle de laBourgogne, et suivre ensuite la route de Valenceet d’Avignon, au lieu de celle de Grenoble, de

naître le désir de Napoléon, et que le lordy donna son consentement. — Je le croisbien , Napoléon sur une frégate anglaise !