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Cap et de Digne. Le désir de ce changementdans l’itinéraire tracé pour la route de Napoléon,ne fut probablement, comme le crurent tous lescommissaires, qu’un bizarre prétexte pour faireretarder son départ; mais que ce fût une bizar-rerie ou non, quel singulier souvenir ce caprice,ou ce calcul de Kapoléon réveilla en moi quandj'en fus informé. La route tracée par les com-missaires des puissances alliées était précisémentcelle qu’il avait voulu suivre d’abord pour serendre de Toulon à Paris, lorsque, en débar-quant de la frégate la Muiron, après l’expéditiond’Egypte, il me dit d'annoncer à ma mère qu’ilviendrait dîner chez elle en passant à Sens; etcelle qu’il indiqua , fut la route qu’il avait sui-vie alors, ce qui^idpmme on peut se le rappeler,l’empêcha de rencontrer Joséphine venant au-devant de lui. Par une autre singularité nonmoins remarquable, la toute tracée par les Com-missaires des puissances alliées, fut précisémentcelle que prit Napoléon, lorsque, l’année sui-vante, il se rendit à Paris au vingt mars.
Mais laissons ces rapprochemens et ces vaincsrêveries auxquelles je ne suis trop enclin à melaisser aller. Les commissaires ne voulurentpoint contrarier Napoléon qu’ils avaient ordrede trai'er avec les formes et tous les égards