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dûs à un souverain. Ils suspendirent donc ledépart; mais n’osant prendre sur eux d'acquies-cer au changement demandé par l’empereur, ilsprièrent Caulaincourt, qui se trouvait à Fontai-nebleau, de se charger de leurs dépêches pourleurs souverains respectifs , alors à Paris, à l’ex-ception, comme l'on sait, du prince régent d’An-gleterre; mais celui-ci était représenté par lelord Castlereagh qui avait les pleins pouvoirs deson gouvernement. Les commissaires reçurent,dans la nuit du dix-huit au dix-neuf, l’autorisa-tion de passer par où l’emperenr désirerait ; en-fin le départ fut définitivement fixé pour le vingt.
Ce jour là, à dix heures du matin, les voitu-res étaient attelées, et la garde impériale étaitrangée dans la grande cour du palais de Fon-tainebleau, dite la cour du cheval blanc. Toutela population de la ville et des villages voisinsse pressait autour du palais. Napoléon fit venirle général Kohler, et lui dit: »J’ai réfléchi surce qui me restait à faire, et je me suis décidé àne pas partir. Les alliés ne sont pas fidèles auxengagemens qu’ils ont pris avec moi, je puisdonc aussi révoquer mon abdication qui n’étaittoujours que conditionnelle. Plus de mille adres-ses me sont parvenues cette nuit: l’on m’y con-jure de reprendre les rênes du gouvernement.