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Dixième volume.
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fus effrayé. Elevé tout à coup à des fonctionsque je ne m’attendais pas à remplir, j’avoue queje n’étais pas très rassuré. Cependant, je pris ledessus , et' je dois dire que j’eus le bonheur derencontrer dans M. Foudras un homme dontj’ai eu beaucoup à me louer. M. Foudras étaitinspectéur général de la police. Son activité, sonzèle, ses talens et son dévouement m’ont parfai-tement secondé. Il était pénétré des mêmes prin-cipes que j’avais depuis long tems sur la police,aussi ne le trouvai-je en opposition avec moiSur aucun point, et je me plais aujourd’hui âdire combien il m’a rendu moins pénibles lesfonctions délicates que j’eus à remplir pendanthuit jours.

Je ne puis réellement penser encore actuelle-ment, sans une incroyable surprise, au conseil,tenu le soir du treize mars, aux Tuileries, chezM. de Blacas. C’est une chose qui passe touteidée que l’ignorance où les membres de ce conseilétaient sur notre position} je n’en pouvais reve-nir de la confiance qu’ils paraissaient avoir dansles inutiles mesures qu’ils avaient prises contreNapoléon. C'était au pavillon de Flore que nousétions réunis. Qui le croirait ? tous ces grandshommes d’Etat qui avaient à leur disposition letélégraphe, la poste, là police et tous ses agensy