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l’argent, enfin tous les moyens dont se composele pouvoir, me demandaient, à moi, de leurdonner des nouvelles de la marche de Napoléon.Qu'y avait il à leur répondre ? Je me bornai àrépéter les bruits publics de la Bourse, et ceque j’avais pu recueillir çà et là depuis vingt-quatre heures. Je ne leur cachai point que ledanger était imminent et que toutes leurs pré-cautions ne serviraient à rien, ce qui amena surle tapis la question de savoir ce que ferait leroi. Il était de toute impossibilité que ce prin-ce ne quittât pas la capitale; mais où irait il?On émit dans le conseil plusieurs avis: l'un pro-posait Bordeaux, un autre la Vende, celui-ci laNormandie, enfin iljy eut un membre du conseilqui ouvrit l'avis de conduire le roi à Melun. Jepensais que si l’on en venait aux mains , ce se-rait probablement dans les environs de cetteville qu’une bataille aurait lieu; mais telle étaitla haute portée du conseiller qui avait ouvertcet avis, qu’il nous assura que la présence duroi, dans une calèche à huit chevaux, produiraitsur l’esprit des troupes un effet merveilleux!Ce projet n’était que ridicule, les autres mesemblaient dangereux et inexécutables. Je décla-rai au conseil qu'au point où en étaient les cho-ses, il fallait renoncer à toute idée de résis-