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LIVRE PREMIER.

Nov.i'90. devenue l’une des calamités du moment. Elle formait, avecla loi des otages, les deux griefs le plus souvent allégués con-tre le Directoire. Elle n’était pas cause, comme on le disait,de la misère du Trésor, misère due à un ensemble de circon-stances; mais elle avait éloigné les riches spéculateurs, dontle secours était indispensable au gouvernement, et desquels ilfallait qu’il se servît, ne fût-ce qu’un moment, afin de pouvoirse passer d’eux plus tard.

Lu situation dette situation financière était, comme nous l’avons dit, lacîpaiecaused!!s cause principale du dénûment et des revers de nos armées.

revers rie nos . ,

armées. Parfaitement connue des puissances étrangères elle leur inspi-rait la confiance de nous vaincre avec un peu de persévérance.Sans doute les deux victoires de Zurich et du Texel avaientun peu éloigné ces puissances du but qu’elles poursuivaient,

Dispositions mais ne les en avaient pas détournées. L’Autriche, fière d’a-

des puissances

dtrungêres. voir reconquis l’halie, était décidée à combattre à outranceplutôt que de la céder de nouveau. Elle s’y conduisait déjàî.'Autriche. en souveraine absolue. Occupant le Piémont, la Toscane, lesÉtats-Romains, elle n’avait rappelé ni le roi de Sardaigne àTurin, ni le grand-duc de Toscane à Florence, ni le gouverne-ment pontifical à Rome. La défaite de Korsakoff et de Suwa-row à Zurich, la touchait moins qu’on no l’aurait cru. C’étaità ses yeux un échec pour les armes russes, et non pour lesarmes autrichiennes, une faute des généraux Korsakoff et Su-warow, un événement militaire d’ailleurs fort réparable, très-fàcheux seulement s’il dégoûtait les Russes de la guerre. Maiselle espérait bien, avec l’influence et les subsides britanniques,

L'Angi«tcrrc. les ramener sur le champ de bataille. Quant à l’Angleterre,riche de l’vicome-tax, qui produisait déjà plus de 200 millionspar an, bloquant Malte, qu’elle espérait bientôt prendre parfamine, interceptant l’envoi de tout secours à notre arméed’Égypte, qu’elle espérait réduire prochainement par les pri-vations et par la force, l’Angleterre était bien résolue à pour-suivre tous les résultats dont se flattait sa politique, avant de