CONSTITUTION DE L’AN VIII.
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!„a Prusse etl'Kspagne.
déposer les armes. Elle comptait d’ailleurs sur une espèce de «ov. 1799.dissolution sociale en France, qui changerait bientôt notre paysen un pays ouvert, accessible à qui voudrait y entrer.-
La Prusse, la seule des puissances du Nord qui n’eût paspris part à la guerre, observait à l’égard du gouvernementfrançais une réserve pleine de froideur. L’Espagne, obligéepar le traité d’alliance de Saint-Ildefonse à faire cause com-mune avec nous, semblait très-fâchée de cette communautéd’intéréts. Tout le monde paraissait se soucier fort peu d’avoirdes rapports avec un gouvernement prêt à succomber. Lesvictoires de Zurich et du Texel, lui avaient rendu les égardsextérieurs, mais pas la confiance des cabinets, avec lesquels ilétait en paix ou en alliance.
Ainsi, au dedans la Vendée de nouveau insurgée, au dehorsles principales puissances de l’Europe en armes, rendaient lepéril de la guerre doublement pressant. Il fallait, par la créa-tion de quelques moyens financiers, envoyer un premier se-cours aux armées affamées ; il fallait les réorganiser, les repor-ter en avant, les bien commander, ajouter de nouvelles victoiresà celles qu’on avait remportées à la fin de la dernière cam-pagne ; il fallait surtout enlever aux cabinets étrangers cetteidée d’une prochaine dissolution sociale en France, qui ren-dait les uns si confiants dans le résultat de la guerre, lesautres si défiants dans leurs relations avec nous; et tout celane pouvait s’obtenir que d’un gouvernement fort, qui sût con-tenir les partis, et imprimer aux esprits l’unité d’impulsion,sans laquelle il n’y a dans les efforts qu’on tente pour se sau-ver, ni ensemble, ni énergie, ni succès.
On était arrivé à cet excès du mal, qui souvent amène leretour du bien, à une condition toutefois, c’est qu’il reste desforces au corps malade dont on attend la guérison. Heureuse- it„ssour<-es quiment les forces de la France étaient grandes encore. La Ré- l i S ia , Frâne“. lsvolution, quoique décriée par ceux qu’elle avait froissés, oudont elle n’avait pas réalisé les illusions, n’en était pas moins,