L1Y11E PREMIER.
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Dec. 17<I9.
„ *<&*?*'• Xes sectiohs le-gislatives se .chargent du soi»de faire la Con-stitution, en pre-nant pour basele projet de 31.
Sieyès.
Commencementde rapproche-ment entre 31.Sieyès et le gé-néral Bonaparte.
Cependant, ces'deux hommes, qui, malgré des répugnan-ces instinctives, avaient réussi à s’entendre un moment pourconsommer le 18 brumaire,, devaient s’entendre encore unefois pour faire une constitution. Les bruits qui s’étaient ré-pandas avaient donné l’éveil aux commissions législatives;elles savaient quels propos tenait Lucien Bonaparte, quel tondécidé prenait le général sur tout cela, quelle disposition àtout abandonner montrait M. Sieyès ; elles se dirent avec rai-son , qu’en définitive, c’était à elles que le soin de faire uneconstitution était spécialement confié; qu’il fallait accomplirleur devoir, rédiger un projet, le présenter aux consuls, etles mettre forcément d’accord, après avoir opéré entre euxune transaction raisonnable.
Elles se mirent donc à l’œuvre; et comme plusieurs desmembres qui les composaient avaient eu communication desidées de M. Sieyès, et les avaient goûtées, elles adoptèrentson plan comme base de leur travail. A l’égard d’un espritsystématique, adopter toutes ses idées moins une, c’est luicauser presque autant de chagrin que si on les rejetait toutes.C’était cependant un point important que de prendre le projetde M. Sieyès pour base de la nouvelle Constitution: aussifinit-il par se calmer un peu; et le général Bonaparte, envoyant les commissions s’emparer de leur rôle, et le remplirrésolument, se radoucit lui-môme d’une manière sensible. Onsaisit ce moment pour amener un nouveau rapprochement. 11y eut une seconde entrevue entre M. Sieyès et le général, enprésence de MM. Boulay (de la Meurthe), Rœderer et de Tal-leyrand. Cette fois, les deux principaux interlocuteurs étaientplus calmes, et plus disposés à s’entendre. Au lieu de seheurter comme la première fois, en se montrant de préférenceleurs dissentiments, ils cherchèrent au contraire à se rappro-cher, en se montrant le côté semblable de leurs opinions. M.Sieyès fut modéré et plein de tact: le général déploya son bonsens, son originalité d’esprit ordinaires. Le sujet de l’entretien