CONSTITUTION DE L'AN VIII.
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fut l’état de la France, les vices des constitutions précédentes, Dec. 1793.et les précautions à prendre dans une constitution nouvelle, ’ '** H 'J
pour prévenir les désordres passés. Sur tout cela 011 devaitêtre d’accord. On se reliVa donc satisfait, et on se promit,dès que les sections auraient achevé leur travail, de les ré-unir, pour adopter ou modifier leurs propositions, et sortirenfin du provisoire, qui commençait à déplaire à tout lemonde. M. Sieyès avait désormais la certitude que, sauf sonGrand-Électeur et quelques attributions du Sénat conserva-teur, il ferait adopter sa Constitution tout entière.
Dans les dix premiers jours de frimaire (du 20 novembreau I u1 ' décembre), les sections eurent achevé leur projet. Legénéral Bonaparte les appela chez lui, à des réunions aux-quelles devaient assister les consuls. Quelques membres dessections trouvaient cette convocation peu conforme à leur di-gnité; et, cependant, décidé qu’on était à passer par-dessusbeaucoup de difficultés, à concéder beaucoup à l’homme quiétait si nécessaire, 011 se rendit chez lui.
Les séances commencèrent immédiatement. A la première, Réunions
1 ' des sections le-
M. Sieyès fut chargé d’exposer son plan, puisque ce plan était lîoiiu
la base même du travail des commissions. 11 le fit avec une parle-force de pensée et de langage, qui produisit sur les assistantsla plus vive impression. — Tout cela est beau et profond, ditle général; cependant, il y a plusieurs points qui méritentune discussion sérieuse. Mais procédons avec ordre ; traitonschaque partie du projet l’une après l’autre, et choisissons unrédacteur. Citoyen Daunou, prenez la plume. — M. Daunoudevint ainsi le rédacteur de la nouvelle Constitution. Ce tra-vail dura plusieurs séances, et l’on convint des dispositionssuivantes.
Les listes de la notabilité communale, départementale, et 11a- Dispositions
1 j. . du projet de 1\I.
lionaie, lurent successivement adoptées. Elles réduisaient trop sievès qui sont1 action populaire, en la rendant indirecte, pour ne pas con- adoptées,venir, et aux appréhensions du moment, et aux goûts du gé-