ADMINISTRATION INTÉRIEURE.
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que les édifices destinés aux cérémonies religieuses, continue-raient à recevoir cette destination, ou la recevraient de nou-veau , s'ils n’avaient pas été rendus aux ministres des diverscultes. Certaines autorités locales, voulant gêner l’exercicedu catholicisme, défendaient l’ouverture des églises le diman-che, et ne l’autorisaient que les jours de décadi. Les consulscassèrent les arrêtés municipaux de cette espèce, et ajoutè-rent à la restitution des édifices religieux, la libre faculté d’enjouir les jours indiqués par chaque culte. Cependant, on n’osapas encore interdire les cérémonies des théophilanthropes,qui avaient lieu dans les églises, certains jours de la semaine,et qui, aux yeux des catholiques, passaient pour des profa-nations.
Les consuls firent modifier la formule de l’engagementexigé de la part des prêtres. On leur demandait auparavantun serment spécial à la constitution civile du clergé, sermentqui les obligeait à reconnaître une législation contraire, suivantquelques-uns, aux lois de l’Église. On imagina de leur impo-ser une simple promesse d’obéissance à la Constitution del’État, ce qu’aucun d’eux ne pouvait raisonnablement hésiterà faire, à moins de refuser l’obéissance à César, rigoureuse-ment prescrite par la religion catholique. C’est là ce qu’onappela depuis la promesse, par opposition au serment, et cequi ramena sur-le-champ un grand nombre de prêtres à l’au-tel. Les assermentés avaient déjà obtenu la faveur du gouver-nement; c’était le tour aujourd’hui des non-assermentés.
Enfin, aux mesures de cette nature, le nouveau PremierConsul en ajouta une, qui devait, aux yeux de tout le monde,lui appartenir plus directement, parce qu’elle rappelait des re-lations qui lui étaient en quelque sorte personnelles. Il avaitnégocié avec Pie YI, le pape défunt, et signé aux portes deRome, le traité deTolentino: il avait, dès l’année 1797, affectéde montrer de grands égards pour ce chef de l’Église catholi-que, et en avait reçu des témoignages marqués de bienveil-
Dec. 1799.
La promesse defidélité' à la Con-stitution substi-tuée pour lesprêtres auserment.