ADMINISTRATION 1N T K RIK U R K.
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commémoration d’une catastrophe sanglante. Le général Bo- Dec. 1799naparte, sous le Directoire, avait déjà montré une vive ré-pugnance à y assister, non pas qu’il songeât dès lors à honorerla royauté qu’il devait un jour rétablir à son proiit, mais ilaimait à braver publiquement les passions qu’il ne partageaitpas. Devenu aujourd’hui chef du gouvernement, il fit déciderpar les commissions législatives, quil n’y aurait plus que deuxfêtes: celle du 14 juillet, anniversaire du premier jour de laRévolution, et celle du I' r vendémiaire, anniversaire du pre-mier jour de la République. «Ces journées, disait-il, sont« impérissables dans la mémoire des citoyens ; elles ont été« accueillies par tous les Français avec des transports unani-«mes, et ne réveillent aucun souv enir qui tende à porter la« division parmi les amis de la République. »
Il fallait toute la puissance, toute la hardiesse du chef dunouveau gouvernement, pour se permettre une suite de me-sures qui, bien que justes, politiques et morales en elles-mêmes , paraissaient cependant à beaucoup d’esprits exaltés,autant d’actes précurseurs d’une contre-révolution complète.
Mais, en faisant tout cela, le général Bonaparte avait soin,tantôt de donner lui-même le premier exemple de l’oubli deshaines politiques, tantôt de réveiller avec éclat ce sentimentde la gloire, par lequel il conduisait les hommes du temps, etles arrachait aux basses fureurs des partis. Ainsi, le généralAugereau l’avait offensé par une conduite inconvenante au18 brumaire; néanmoins il le nomma commandant de l’arméede Hollande.
«Montrez, lui écrivait-il, dans une lettre qui fut publiée,
« montrez dans tous les actes que votre commandement vous« donnera lieu de faire, que vous ôtes au-dessus de ces misé-« râbles divisions de parti, dont le contre-coup a été mal-« heureusement, depuis dix ans, le déchirement de la
«France.Si les circonstances m’obligent à faire la guerre
«par moi-même, comptez que je ne vous laisserai pas en
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