ADMINISTRATION IN T E R1E U R E.
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pes, les troupes, qui, après la lin de la guerre intérieure, se- Janv. isoo.raient devenues disponibles pour la guerre extérieure.
En attendant le résultat de ses démarches, il ouvrit le 1 er ouverture .in
Corps législatif.
janvier 1800 (11 nivôse an via) la session législative, et réso-lut de consacrer cette session de quatre mois, à préparer parde bonnes lois, la réorganisation administrative de la France,qui était à peine commencée. 11 venait de substituer, dans leministère de l’intérieur, au savant Laplace, son frère Lucien ;dans le ministère de la justice, à M. Cambacérès, devenu con-sul, M. Abrial, très-lionnôte homme et très-appliqué au travail.
Le I er janvier 1800, le Sénat, le Corps législatif, le Tribu-nat s’assemblèrent. Le Sénat élut M. Sieyès pour président,le Corps législatif élut M. Perrin des Vosges, le Tribunat, M.
Daunou. De nombreux projets de lois furent immédiatementprésentés au Corps législatif.
Il régnait une sorte d’anxiété à la vue de ces assembléesdélibérantes, de nouveau réunis. On était fatigué d’agitations,on avait soif de repos, on était revenu de ce goût si vif pourl'éloquence politique, que la France avait éprouvé en quatre-vingt-neuf, lorsque Mirabeau, Barnave, Maury, Cazalès, luiouvrirent une carrière de gloire toute nouvelle, celle de la tri-bune. Le déchaînement contre les avocats était général ;il n’y avait de faveur que pour les hommes d’action, ca-pables de procurer à la France la victoire et la paix. Ce-pendant on n’avait pas encore pris son parti de l’établisse-ment du pouvoir absolu; on ne souhaitait pas l'étouffement detoute liberté, de toute discussion sage. Si la puissance d’ac-tion, qu’un nouveau législateur venait de placer, dans la Con-stitution , en créant un Premier Consul, et en choisissant pourcette magistrature le plus grand capitaine du siècle, si cettepuissance était incompatible avec la liberté, on était prêt àsacrifier celle-ci: mais tout le monde eût ôté charmé que laconciliation de la liberté et d’un pouvoir fort, fût possible. Cen’étaient pas les agitateurs vulgaires, ou les républicains obsti-