Band 
[Vol. 1.]
Seite
117
JPEG-Download
 

ADMINISTRATION INTÉRIEURE. 117

particulier, ou avait imaginé un genre de municipalités can-tonales, qui ajoutaient encore à cette confusion administra-tive. On avait trouvé le nombre des communes trop graud,car il était de plus de 40 mille. Assurément, la surveillanced’un tel nombre de petits gouvernements locaux, déjà fortdifficile en elle-môme, devenait impossible pour des autoritésconstituées comme l’étaient les autorités de ce temps. Lespréfets y suffisent aujourd’hui avec l’aide des sous-préfets, àla condition de s’y appliquer beaucoup. Mais qu’on supposeles préfets, les sous-préfets de moins, et à leur place de pe-tites assemblées délibérantes, et on comprendra quel désordredevait régner dans une telle administration. Ces quarante etquelques mille communes furent donc réduites à cinq millemunicipalités cantonales, composées de la réunion de plu-sieurs communes en une seule. On crut, en réunissant ainsi

«

plusieurs communes sous un môme gouvernement, leur don-ner un gouvernement d’abord, et puis les placer plus prèsde l’autorité centrale, plus à portée de sa surveillance. Il enrésulta bientôt une confusion plus affreuse, que celle qu’onavait le désir de faire cesser. Ces cinq mille municipalitéscantonales étaient trop nombreuses et trop éloignées de l’au-torité centrale, pour être aperçues d’elle; et, sans les avoirassez rapprochées du gouvernement, on les avait fâcheuse-ment éloignées de la population qu’elles étaient destinées àrégir. L’administration communale est faite pour être placéele plus près possible des lieux. Le magistrat qui constate lesnaissances, les morts, les mariages; qui veille à la police, à lasalubrité de la cité ; qui entretient la fontaine, l’église, l’hos-pice du village ou de la ville, doit résider dans le village oula ville môme, vivre enfin au milieu de ses concitoyens. Cesmunicipalités cantonales avaient donc abouti à un inutile dé-placement de l’autorité domestique, sans avoir porté les af-faires locales assez près de l’œil du gouvernement pour qu’ilpût les saisir. Ajoutez que rien ne se faisait bien alors, grâce

Jaüv. ibOO.

Mauvais succèsdes

municipalite's

cantonales.